Pierre-Alain Chambaz

Selon la même logique, la politique monétaire menée par la banque centrale – tout aussi laxiste fût-elle – ne neutralise en rien les effets dévastateurs (pour l’économie) de la consolidation fiscale – c’est-à-dire la rigueur budgétaire – entreprise par les gouvernements. Conclurons-nous de là que la durée doit se définir par l’unité et la multiplicité tout à la fois ? Son attachement à la vie serait désormais son inséparabilité de ce principe, joie dans la joie, amour de ce qui n’est qu’amour. Au-delà des réseaux des élites de dirigeants qui ont constitué la base de beaucoup de Conseils d’administration, il est aujourd’hui nécessaire de s’assurer d’un faisceau de compétences sectorielles, financières, comptables, fiscales, sociales et sociétales … Mais faudrait-il alors parler encore de religion ? Dans un manifeste qui fait beaucoup de bruit aux États-Unis (*), deux hommes, Michiel Schwarz, un réputé théoricien du design, et Joost Elffers, un as du logo, proclament auprès de l’avant-garde intellectuelle la fin du modernisme et l’avènement d’un nouveau concept ultime : celui qui, fondu et confondu dans notre monde dématérialisé, se suffit à lui-même, n’a besoin de rien d’autre que d’être énoncé pour exister. Or, qui peut prétendre qu’un salarié au SMIC en CDD à horaires flexibles puisse être attaché à l’entreprise qui le paie et associé à son devenir ? ou fallait-il alors, pour tout ce qui précédait, employer déjà ce mot ? Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois  » Quand un seul chien se met à aboyer à une ombre, dix mille chiens en font une réalité ». Aristote pourtant remarquait que pour s’expliquer l’éternité, qu’il admettait, du mouvement de cette sphère, il fallait attribuer au premier moteur une puissance infinie, et le Néoplatonisme mettait en son Dieu, à d’autres titres encore, avec de la puissance, de l’infinité. Le recours est donc écarté et la requérante se voit contrainte de donner accès aux informations en provenance des non-résidents américains. Le message espagnol est clair : le peuple ou une partie au moins veut davantage de maîtrise de son destin. Phénomène aux conséquences regrettables et pour la croissance et pour la productivité quand on sait que c’est les petites et moyennes entreprises qui sont traditionnellement les moteurs du progrès et de l’innovation au sein de nos économies intégrées. Étant donnée l’idiote politique de la bourgeoisie, étant donné le personnel imbécile qu’elle a à son service, surtout en France, cette surveillance ne serait pas difficile aux pauvres. Cet homme affable, lecteur vorace, toujours soucieux d’illustrer ce qu’il avance, est lui-même un ancien trader, spécialisé dans les marchés des dérivés. À vrai dire, tourbillons et lignes de force ne sont jamais dans l’esprit du physicien que des figures commodes, destinées à schématiser des calculs. Une bougie, placée à une certaine distance d’une feuille de papier, l’éclaire d’une certaine manière : vous doublez la distance, et vous constatez qu’il faut quatre bougies pour éveiller en vous la même sensation. Mais surtout il faut considérer que le mysticisme pur est une essence rare, qu’on le rencontre le plus souvent à l’état de dilution, qu’il n’en communique pas moins alors à la masse à laquelle il se mêle sa couleur et son parfum, et qu’on doit le laisser avec elle, pratiquement inséparable d’elle, si l’on veut le prendre agissant, puisque c’est ainsi qu’il a fini par s’imposer au monde. La précarité énergétique est en effet un phénomène à l’intersection de plusieurs problèmes : économique (faible revenu) mais aussi énergétique (mauvaise isolation des logements ou dépenses de transport élevées). Si tous les hommes, si beaucoup d’hommes pouvaient monter aussi haut que cet homme privilégié, ce n’est pas à l’espèce humaine que la nature se fût arrêtée, car celui-là est en réalité plus qu’homme. Veut-on agir par exemple sur les végétaux, que de moyens s’offrent à l’horticulteur !

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